La démarche Zéro Déchet de San Francisco vient inspirer Annecy

Robert Reed, porte-parole de Recology, la coopérative qui met en oeuvre la démarche Zéro Déchet de San Francisco, est venu à Annecy inspirer à une salle de 190 personnes (la présentation et la vidéo se trouvent à la fin de cet article).

Avec 80% de valorisation de déchets aujourd’hui, Robert Reed explique que la collecte en porte à porte de trois flux (recyclage, compost, et ordures résiduels) avec des tailles de poubelles différentes est fondamentale. Mais l’étape clé pour lui est le compostage puisqu’il a plus de bénéfices environnementaux que le recyclage.

Le compostage permet d’améliorer la qualité du recyclage (plus propre et sec), de nourrir la terre, de réduire les déchets de plus d’1/3 en volume etc. Mais surtout, la Californie projette de développer 200 centres de compostage, car il est estimé que si on mettait une fine couche de compost sur toutes les terres d’élevage et de cultures de la Californie cela permettrait de capter 50% des émissions carbone de la Californie. En effet, le compost est un facteur déterminant dans la capacité de captage du carbone et donc de lutte contre le changement climatique.

Lors de cette soirée, M. Reed a parlé de l’importance du mouvement “Refuser”: refuser des sacs en plastique, refuser des pailles en plastique, refuser les emballages à usage unique. Dans le droit fil de ce principe de refuser de générer des déchets, le Grand Annecy et le Territoire Zéro Déchet Zéro Gaspillage ont produit une vidéo pour vous montrer que de nombreux commerçants vous permettent de ne pas générer de déchets.

 

Voici sa présentation:

Voici une vidéo amateur de la conférence : (sera en ligne à partir du lundi 9 juillet 2018)

 

 

Connecter les acteurs de l’économie circulaire

45 acteurs de l’économie circulaire se sont réunis le 25 juin, lors du 2e dîner Solucir. C’est Patriarche, le cabinet d’architecture dont le siège est à Savoie Technolac, qui nous a accueilli avec M. Jean-Marc Drivet, Vice-Président à la Valorisation des déchets de Grand Lac et Stéphanie Stoller de Patriarche.

PDG, associés, entrepreneurs se sont réunis pour découvrir les projets de chacun. Une première partie sur la terrasse a permis d’accélérer les rencontres en invitant les participants à se présenter en binôme.

Puis un tour de grand cercle a eu lieu pour que chacun puisse identifier où se situait chaque acteur dans la boucle de l’économie circulaire (approvisionnement durable, éco-conception…recyclage).

A l’intérieur, plusieurs artisans et entrepreneurs avaient disposé leurs créations pour échanger autour de leur métier.

Lors du repas: trois entreprises ont présenté de manière plus approfondie leur travail:

Sylvain Denat de 1 R Design a présenté de la Baraque à Huile qui permet de valoriser les huiles végétales de nos cuisines en biocarburant.

Bruno Rey de D.A.H.U.T.S. a présenté de très belles pièces créées par le menuisier designer Chris Chanal (table, chaise, etc.) à partir de palettes notamment.

Marion Plouzennec a parlé de l’aventure de Phénix, une entreprise qui accompagne la grande distribution à réduire son gaspillage en amont et à valoriser ses invendus avec des dons de qualité aux associations.

L’assemblée attentive et curieuse fait de ces dîners Solucir un événement de réseautage unique et chaleureux.

La diversité des acteurs est grande et permet des connexions inattendues qui sont une force pour les projets sur notre territoire.

Parmi les nombreuses synergies suite au premier dîner Solucir, FreeWind Custom et Pic Bois se sont associés. Free Wind Custom a conçu une lumière en pièce de récup qui s’ajuste au mobilier modulaire de Consyli.

Pour être invité au prochain dîner Solucir, merci d’indiquer votre intérêt auprès de contact@zero-gaspillage.fr

BTP et Réemploi

Le secteur de la construction est le premier consomma­teur de ressources et le premier producteur de déchets (227,5 millions de tonnes pour le BTP dont 42,2 Mt pour le sec­teur du bâtiment). Les enjeux de développement d’une économie circulaire sont très forts dans ce secteur pour répondre aux besoins de construction tout en réduisant la consommation de ressources et la production de déchets. De nombreux leviers sont possibles depuis la conception jusqu’aux filières de gestion des produits en fin de vie

  • L’association d’architectes Bellastock et le CSTB ont or­ganisé le 4/04/2018 un séminaire de restitution du pro­gramme REPAR portant sur le réemploi de matériaux issus de la déconstruction. Le programme REPAR, coordonné par l’association Bellastock et soutenu par l’ADEME sur plusieurs années a ainsi permis la mise en oeuvre d’une méthodologie éprouvée par l’expérimentation sur une quinzaine de chantiers démontrant la faisabilité technique et économique du réemploi dans la construction. Découvrir l’ouvrage REPAR (cadre/méthode pour prescrire le réemploi – modélisation socio-éconoique – catalogue de resssources techniques – 14 retours d’expériences) http://www.ademe.fr/repar-2-reemploi-passerelle-entre-architecture-industrie

 

  • Start-up et son site internet dédiée au réemploi des déchets du BTP – Batiphoenix  http://batiphoenix.com/

 

  • Les maître d’ouvrages qui s’y intéressent de plus en plus, à l’exemple de l’association CIRCOLAB http://circolab.eu/

Commerçants Zéro Déchet: Grand Annecy lance l’opération !

Le Grand Annecy a lancé l’opération “Commerçants Zéro Déchet”.

Tout en favorisant le commerce de proximité, l’objectif est de réduire la production de déchets à usage unique et principalement les emballages, dont beaucoup ne sont recyclables (films plastiques, sacs plastiques, certains récipients en plastiques).

Un autocollant posé dans la vitrine du commerçant indique aux clients que le commerçants accepte de ses clients (sacs ou boîtes propres) pour diminuer ses déchets. cet autocollant permet aux habitants qui n’osent pas demander si le commerçant accepte cette démarche.

Soucieuse de créer une dynamique de changement à l’échelle locale, nous invitons les commerçants à nous contacter s’ils souhaitent rejoindre cette opération. contact@zero-gaspillage.fr

Si vous souhaitez aussi parler de cette démarche à votre commerçant quartier, vous pouvez aussi devenir ambassadeur de cette démarche en nous contactant. Merci aux membres du collectif de Zéro Déchet Annecy qui sont engagés dans l’opération pour la sensibilisation des commerçants.

Merci à France Bleue Haute Savoie et au Dauphiné Libéré d’avoir relayé cette démarche.

Cette opération sera lancée progressivement sur Grand Chambéry, Grand Lac et la Communauté de communes de Rumilly Terre de Savoie.

Plus d’informations sur la page dédiée aux commerçants Zéro Déchet.

Campagne Garagiste

Pour améliorer la gestion des déchets, votre collectivité propose aux garages de s’investir dans la démarche « Pour mon garage, je m’engage ! » à travers la délivrance d’un label qui récompense les efforts de tri, de bonne gestion et de présentation des déchets produits.

Ce label est délivré après l’élaboration d’un diagnostic sur les filières mises en place, le contrôle de la propreté et entretien des bacs mis à disposition par la collectivité et la vérification du respect du règlement de collecte.

Votre engagement dans cette démarche environnementale est une réponse à l’attente de vos clients. Il sera valorisé par la presse et par la collectivité à travers ses différents outils de communication.

Les garages automobiles produisent plusieurs types de déchets que nous pouvons classer de la manière suivante :
• Les déchets dangereux.
• Les déchets « industriels banals ».
• Les déchets assimilables aux déchets ménagers.

Dès lors qu’un garage utilise le service de collecte des déchets ménagers, il doit en respecter les règles.

La collecte et le traitement des déchets dangereux et des déchets industriels banals sont régis par les lois

Plus d’informations dans ce dépliant: garage_autocollant_hd

Réemploi et recyclage dans le BTP

Le secteur du BTP est le plus gros générateur de déchets en poids et volume. U objectif de réemploi et de recyclage de 70% d’ici 2020 a été fixé.

En application de la hiérarchie des modes de traitement des déchets, la prévention est la première voie à privilégier. C’est le cas du réemploi sur un chantier des déblais qui ne prennent pas le statut de déchet ou encore d’éléments du patrimoine d’un bâtiment qui seront réutilisés dans un projet architectural ou paysager les mettant en valeur. Lors de la rénovation ou la démolition d’un bâtiment, outre les dispositions spécifiques à l’amiante, il est obligatoire de gérer séparément certains flux tels que les déchets d’équipements électriques ou électroniques ou les lampes, qui doivent rejoindre la filière agréée.

Certains déchets peuvent être recyclés, c’est le cas notamment des fraisâts d’enrobés qui peuvent être incorporés dans des centrales d’enrobage, des laitiers sidérurgiques qui peuvent être incorporés dans la fabrication du ciment ou des granulats recyclés réintroduits dans la fabrication du béton.

Des déchets peuvent faire l’objet d’autres formes de valorisation matière en se substituant à des matériaux :

en remblaiement de carrières, dans le cadre des prescriptions fixées dans l’autorisation d’exploitation de la carrière ;

dans des projets d’aménagement (sous couche routière, merlon phonique…).

L’impact environnemental de ces utilisations de déchets doit être maîtrisé. Dans ce cadre, le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) a publié plusieurs guides de valorisation des matériaux alternatifs en technique routière (laitiers, mâchefers, déchets de déconstruction issus du BTP).

Enfin, les déchets ne pouvant être valorisés doivent être envoyés dans des installations de stockage adaptées en fonction de leur dangerosité : déchets inertes, déchets non dangereux non inertes ou déchets dangereux.

Les enjeux forts pour améliorer ces filières de traitement sont :

le tri à la source des déchets pour les orienter vers la filière la plus adaptée. Depuis le 1er mars 2012, les maîtres d’ouvrages ont pour obligation de réaliser un diagnostic portant sur les déchets issus des travaux de démolition, pour les bâtiments ayant une surface de plancher supérieure à 1000 m² ou ayant hébergé une ou plusieurs substances dangereuses ;

le développement du maillage territorial des installations de collecte, de tri et de préparation au plus près des chantiers générateurs de déchets et de ceux susceptibles de les valoriser.

Pour explorer les pistes des solutions lors de la déconstruction, voir DEMOCLES.