Réemploi et recyclage dans le BTP

Le secteur du BTP est le plus gros générateur de déchets en poids et volume. U objectif de réemploi et de recyclage de 70% d’ici 2020 a été fixé.

En application de la hiérarchie des modes de traitement des déchets, la prévention est la première voie à privilégier. C’est le cas du réemploi sur un chantier des déblais qui ne prennent pas le statut de déchet ou encore d’éléments du patrimoine d’un bâtiment qui seront réutilisés dans un projet architectural ou paysager les mettant en valeur. Lors de la rénovation ou la démolition d’un bâtiment, outre les dispositions spécifiques à l’amiante, il est obligatoire de gérer séparément certains flux tels que les déchets d’équipements électriques ou électroniques ou les lampes, qui doivent rejoindre la filière agréée.

Certains déchets peuvent être recyclés, c’est le cas notamment des fraisâts d’enrobés qui peuvent être incorporés dans des centrales d’enrobage, des laitiers sidérurgiques qui peuvent être incorporés dans la fabrication du ciment ou des granulats recyclés réintroduits dans la fabrication du béton.

Des déchets peuvent faire l’objet d’autres formes de valorisation matière en se substituant à des matériaux :

en remblaiement de carrières, dans le cadre des prescriptions fixées dans l’autorisation d’exploitation de la carrière ;

dans des projets d’aménagement (sous couche routière, merlon phonique…).

L’impact environnemental de ces utilisations de déchets doit être maîtrisé. Dans ce cadre, le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) a publié plusieurs guides de valorisation des matériaux alternatifs en technique routière (laitiers, mâchefers, déchets de déconstruction issus du BTP).

Enfin, les déchets ne pouvant être valorisés doivent être envoyés dans des installations de stockage adaptées en fonction de leur dangerosité : déchets inertes, déchets non dangereux non inertes ou déchets dangereux.

Les enjeux forts pour améliorer ces filières de traitement sont :

le tri à la source des déchets pour les orienter vers la filière la plus adaptée. Depuis le 1er mars 2012, les maîtres d’ouvrages ont pour obligation de réaliser un diagnostic portant sur les déchets issus des travaux de démolition, pour les bâtiments ayant une surface de plancher supérieure à 1000 m² ou ayant hébergé une ou plusieurs substances dangereuses ;

le développement du maillage territorial des installations de collecte, de tri et de préparation au plus près des chantiers générateurs de déchets et de ceux susceptibles de les valoriser.

Pour explorer les pistes des solutions lors de la déconstruction, voir DEMOCLES.

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